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La petite fourmi du pain chaud

Dans une cuisine parfumée, une petite fourmi apprend que prendre seulement ce dont on a besoin rend le partage possible.

Illustration pour La petite fourmi du pain chaud

Dans une cuisine qui sentait le pain chaud vivait une petite fourmi appelée Mina.

Elle connaissait le chemin du mur, la fissure prĂšs du carrelage et le coin oĂč tombaient parfois les miettes. Un matin, elle trouva une miette Ă©norme, dorĂ©e et encore tiĂšde.

« Un trésor ! »

Mina voulut l’emporter toute seule. Elle tira, poussa, glissa. La miette ne bougea presque pas.

Alors arriva une autre fourmi.

« Puis-je t’aider ? »

Mina hĂ©sita. Si l’autre aidait, il faudrait partager. Mais la miette Ă©tait trop grande pour elle.

Bientît, trois fourmis, puis cinq, puis dix vinrent pousser ensemble. La miette avança jusqu’au petit passage du mur.

LĂ , elle se cassa en plusieurs morceaux.

Mina eut peur d’avoir perdu son trĂ©sor. Mais chaque fourmi prit une part, et il en resta mĂȘme pour celles qui gardaient les Ɠufs dans la galerie.

La vieille fourmi dit : « Le pain chaud est meilleur quand il arrive à plusieurs bouches. »

Mina goĂ»ta sa petite part. Elle Ă©tait moins grande que ce qu’elle avait imaginĂ©, mais elle avait le goĂ»t du travail partagĂ©.

Depuis ce jour, Mina ne cherchait plus Ă  tout garder. Quand elle trouvait une miette, elle demandait : « Combien en faut-il vraiment ? Qui d’autre a faim ? »

Et dans la cuisine, mĂȘme les plus petites miettes devinrent des occasions de justice.

Moralité : Prendre peu laisse de la place à tous.
Note Montessori : AprĂšs la lecture, invitez l’enfant Ă  nommer un geste concret de l’histoire et Ă  le relier doucement Ă  l’émotion du soir.
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